Guillaume Durand : son combat contre un cancer « insoupçonnable » et sa reconstruction spectaculaire

– par Nolwenn A. Dalpiva
Guillaume Durand : son combat contre un cancer « insoupçonnable » et sa reconstruction spectaculaire

Invité sur le plateau de « Quelle Époque ! », Guillaume Durand a livré un témoignage bouleversant sur l’épreuve qu’il traverse depuis 2020. Le journaliste de 70 ans est revenu sur le diagnostic de son cancer de la mâchoire, une maladie qui s’est installée sans aucun cri d’alerte.



Victime d’une véritable errance médicale, il raconte qu’on lui conseillait initialement de simples prises de « Doliprane » alors qu’une tumeur de 5 cm se développait déjà.

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« Puisque je n’avais mal nulle part. J’avais mal aux dents... J’étais simplement un peu fatigué. C’était insoupçonnable », a-t-il confié à Léa Salamé.

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L’un des moments les plus frappants de son récit concerne une étrange intuition artistique.

Guillaume Durand a révélé que le peintre Miquel Barceló avait, sans le savoir, immortalisé les prémices de son mal dix ans plus tôt.

À travers un portrait réalisé avec une technique mêlant fusain et velours dégradé à l’eau de Javel, l’artiste semblait avoir capté une fragilité là où la médecine n’avait encore rien vu.

Pour survivre, le journaliste a dû subir une intervention chirurgicale hors norme de dix heures : un célèbre chirurgien lui a prélevé une partie de son péroné, dans sa jambe, pour reconstruire intégralement sa mâchoire.

« Je lui dois tout, autrement je ne serais pas là », admet-il avec une immense reconnaissance.

Aujourd’hui, si Guillaume Durand affirme être « en rémission », il reste d’une prudence exemplaire sur son état de santé actuel. « D’abord, je ne suis pas guéri », a-t-il tenu à préciser.

Et de rappeler que l’évolution de la maladie reste « très aléatoire ». S’il choisit de briser le tabou, ce n’est pas pour se mettre en scène de façon « spectaculaire », mais pour porter la voix de ceux qui souffrent dans l’ombre des services hospitaliers.

Alors que la France dénombre environ 433 000 nouveaux cas de cancer chaque année selon l’Institut national du cancer, son message vise à alerter sur les diagnostics tardifs. Malgré l’incertitude, il conclut sur une note de résilience : « Je vais bien. J’ai appris à vivre avec ça ».