Charlotte Casiraghi : la leçon de Karl Lagerfeld
Alors que son premier ouvrage en solo, « La fêlure », vient de paraître aux éditions Julliard, Charlotte Casiraghi se livre à une introspection rare. Ce dimanche 1er février 2026, dans les colonnes de La Tribune Dimanche, la philosophe revient sur la genèse de ce projet, décrit comme « une suite de réflexions littéraires, philosophiques et sensibles ».
Au fil de l’entretien, elle lève le voile sur l’éducation reçue au palais et sur la manière dont sa mère, la princesse Caroline de Monaco, l’a protégée des pièges de la notoriété et de l’apparence. Une une confidence de Karl Lagerfled est rappelée.
Interrogée sur une phrase de son livre évoquant Marguerite Duras — « ce qui ravage rend intensément beau » — la maman de Raphaël et Balthazar confie s’être largement inspirée de l’observation des « femmes de (sa) famille ». Elle ne cache pas que l’exposition médiatique dès l’adolescence a été une épreuve. Mais elle est parvenue à y composer grâce à quelques conseils.
« Quand on suscite la captation du regard, surtout en tant que jeune fille, c’est terrifiant », analyse celle qui partage désormais la vie de l’écrivain Nicolas Mathieu.
Pour contrer cette pression, Caroline de Monaco a choisi de ne jamais placer l’esthétique au centre des valeurs familiales. « Ma mère m’a éduquée en ne valorisant pas du tout cet aspect-là », révèle la nièce du prince Albert II.
Pour illustrer ce détachement, Charlotte Casiraghi cite un conseil maternel devenu un véritable mantra, emprunté au célèbre couturier de la maison Chanel : « Elle m’a toujours dit cette phrase de Karl Lagerfeld : “La beauté c’est dix minutes de gagnées” ».
Ce rappel constant de la fugacité de l’apparence l’a poussée à s’investir pleinement dans des domaines plus durables, comme les études de philosophie ou l’équitation de haut niveau.
Si elle concède avoir pris plaisir à « faire des choses dans la mode » et juge « agréable et gratifiant » de poser pour de grands photographes, Charlotte Casiraghi semble avoir définitivement trouvé son équilibre bien au-delà des miroirs, dans la profondeur des mots et de la pensée.