Celui qui compose depuis deux ans contre un cancer ne recevra pas cette semaine des chefs d’État ou d’autres souverains. À Dumfries House, en Écosse, il va plutôt accueillir quelques-uns des acteurs les plus puissants de l’intelligence artificielle mondiale. Le président Emmanuel Macron l’avait fait quant à lui quelques semaines plus tôt.

Nvidia, Google DeepMind, OpenAI et Anthropic doivent en effet participer à cette rencontre, aux côtés du ministre britannique chargé de l’IA et d’experts du secteur. OpenAI sera notamment représentée par sa directrice financière, Sarah Friar.

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Des concurrents réunis au moment où l’IA inquiète ses propres patrons

Le timing donne une dimension particulière au rendez-vous.

Ces entreprises se livrent une bataille industrielle considérable pour développer les modèles les plus performants. Et en parallèle, plusieurs de leurs dirigeants multiplient les mises en garde concernant les risques liés à une intelligence artificielle, qui toujours plus puissante.

Patron d’OpenAI, Sam Altman, et Dario Amodei, qui est à la tête d’Anthropic, ont notamment appelé ces derniers jours à davantage de prudence dans la course technologique.

Charles III tente désormais de déplacer cette discussion dans un cadre assez inattendu : une propriété historique écossaise qu’il a contribué à sauver et qui abrite aujourd’hui les activités de sa fondation.

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L’objectif annoncé est de chercher des principes communs permettant de développer l’intelligence artificielle tout en protégeant la dignité humaine et l’intérêt général.

Ce qu’il faut rappeler, c’est que le roi ne possède aucun pouvoir réglementaire sur les entreprises présentes et ne négociera pas lui-même les règles du secteur. Son rôle consiste plutôt à utiliser son pouvoir de rassemblement pour provoquer une discussion entre industriels, gouvernement et spécialistes.