Bruno Cormerais a choisi la riposte juridique. Dans un communiqué publié le 26 août, le Meilleur Ouvrier de France affirme contester « avec la plus grande fermeté » les accusations de harcèlement sexuel rapportées contre lui. « Ces allégations sont fausses », écrit-il, en assurant notamment n’avoir jamais envoyé de photographie intime à Chiara Serpaggi. Sa déclaration est relayée par Télé-Loisirs.

Cette prise de parole intervient après sa non-reconduction dans La Meilleure Boulangerie de France. Juré historique du programme, Bruno Cormerais quitte l’émission après treize saisons. M6 n’a cependant pas publiquement établi de lien entre cette décision et les accusations initialement publiées par Voici.

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L’enjeu dépasse désormais son avenir à la télévision. Bruno Cormerais préside BBF, une société créée en 2018 et toujours active. Son objet déclaré comprend notamment la communication, les relations publiques, la gestion du droit à l’image, l’organisation de manifestations ainsi que la formation et l’enseignement, selon Pappers.

Une réputation au centre de ses activités professionnelles

Aucun élément public ne permet d’affirmer que BBF aurait déjà perdu des contrats ou subi une baisse d’activité. Les comptes de cette structure sont confidentiels et son chiffre d’affaires n’est pas accessible. Mais la nature même de ses activités montre pourquoi l’image personnelle de Bruno Cormerais représente également un actif professionnel.

Sa notoriété de MOF, renforcée par treize années d’exposition quotidienne sur M6, peut soutenir des formations, des interventions publiques ou des opérations de communication. La fin de l’émission supprime déjà une source de revenus et de visibilité, même si le montant de son ancien cachet n’a jamais été rendu public.

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En annonçant avoir saisi un avocat pour « rétablir la vérité » et « sauver son honneur », Bruno Cormerais protège donc potentiellement sa capacité à poursuivre ces activités. Cette démarche ne signifie toutefois pas qu’une plainte a été déposée et aucune décision judiciaire publique ne permet actuellement de trancher les faits qui lui sont attribués et qu’il conteste.

La bataille engagée se joue ainsi sur deux terrains : celui de la réputation et celui de l’après-M6. Pour l’ancien juré, préserver la confiance attachée à son nom pourrait s’avérer déterminant afin de continuer à monétiser son expertise loin des caméras.