La première dame espérait obtenir réparation devant la justice américaine après les fausses accusations propagées à son sujet par Candace Owens. Mais ce mardi 27 octobre, la procédure engagée avec son époux a connu un rebondissement inattendu.

Saisi dans l’État du Delaware, le juge Sheldon Rennie a pris la décision d’écarter l’influenceuse américaine des poursuites à titre personnel.

Une décision immédiatement accueillie avec satisfaction par la principale intéressée, qui s’est déclarée « extrêmement reconnaissante ».

Pour autant, l’affaire est loin d’être terminée. Les deux sociétés liées à Candace Owens restent visées par la plainte en diffamation déposée à l’été 2025.

Et c’est désormais une question de calendrier juridique qui pourrait changer radicalement la situation pour Brigitte et Emmanuel Macron.

Brigitte Macron : Candace Owens affiche son soulagement après la décision du juge

Depuis juillet 2025, le couple présidentiel poursuit Candace Owens pour avoir diffusé de fausses informations concernant l’identité de Brigitte Macron.

L’influenceuse conservatrice américaine avait notamment consacré une série de vidéos, intitulée « Becoming Brigitte », à cette théorie complotiste infondée.

Dans leur plainte, les avocats d’Emmanuel et Brigitte Macron accusent la podcasteuse d’avoir entretenu ces allégations malgré plusieurs demandes de rectification.

Ils lui reprochent également d’avoir exploité cette campagne pour accroître sa notoriété et générer des revenus.

Mais le 27 octobre, le juge Sheldon Rennie a estimé que son tribunal ne disposait pas de la compétence nécessaire pour poursuivre directement Candace Owens, qui réside dans le Tennessee.

Ses deux entreprises, Candace Owens LLC et Georgetom Inc., étant enregistrées dans le Delaware, la procédure peut toutefois se poursuivre contre elles.

Pour la blogueuse américaine, cette distinction constitue un soulagement important : ses biens personnels ne sont plus directement exposés dans le cadre de cette action devant cette juridiction.

Sur les réseaux sociaux, elle a salué cette décision tout en renouvelant ses critiques contre la démarche judiciaire du couple Macron.

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Un délai de trois mois pourrait désormais compliquer les poursuites des Macron

Mais le véritable enjeu de cette décision se trouve ailleurs.

Le juge américain doit encore déterminer quelles règles de prescription s’appliquent à cette affaire.

Et cette question pourrait se révéler déterminante pour Brigitte et Emmanuel Macron.

En droit français, les actions en diffamation sont généralement soumises à un délai de prescription de trois mois à compter des propos litigieux.

Ce délai peut toutefois être porté à un an pour certaines infractions présentant notamment un caractère discriminatoire.

Or, les époux Macron résident en France et affirment avoir subi un préjudice lié à leur réputation.

Le juge Sheldon Rennie examine donc la possibilité d’appliquer les règles françaises de prescription à la procédure engagée dans le Delaware.

Une hypothèse qui pourrait avoir de lourdes conséquences.

Si le délai de trois mois était finalement retenu et que les faits poursuivis étaient jugés prescrits, les demandes du couple présidentiel pourraient être rejetées sans même que le tribunal ait à déterminer si les propos constituent une diffamation.

Rien n’est cependant définitivement tranché.

Le magistrat a demandé aux deux parties de présenter des arguments supplémentaires sur l’articulation entre le droit français et le droit américain, ainsi que sur les délais applicables.

Une victoire pour Candace Owens qui ne met pas fin à l’affaire

Cette distinction est essentielle pour comprendre la portée réelle du jugement.

Candace Owens n’a pas été innocentée des accusations de diffamation.

Le tribunal n’a pas non plus validé les affirmations qu’elle a diffusées au sujet de Brigitte Macron.

Il a simplement considéré qu’il ne pouvait pas exercer sa compétence sur elle personnellement dans cette procédure, tandis que les poursuites contre ses entreprises demeurent possibles.

Pour Brigitte Macron, cette nouvelle étape intervient après plus d’un an de bataille judiciaire aux États-Unis.

En juillet 2025, le couple présidentiel avait choisi de porter l’affaire devant la justice américaine afin de répondre à la diffusion internationale de ces fausses informations.

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Brigitte Macron et Emmanuel Macron : une nouvelle décision judiciaire attendue

Le soulagement exprimé par Candace Owens ne signifie donc pas que le dossier est clos.

Les entreprises de l’influenceuse restent concernées et le juge doit maintenant examiner les arguments juridiques supplémentaires des deux camps.

Pour les avocats du couple Macron, l’enjeu sera notamment de défendre la recevabilité de leur action malgré les questions soulevées sur la prescription.

De son côté, Candace Owens dispose désormais d’un premier résultat favorable dans sa tentative de faire écarter les poursuites.