Dix mois après la disparition de Brigitte Bardot, son dernier compagnon affirme avoir vécu une nouvelle épreuve devant les portes de La Madrague, cette propriété de Saint-Tropez où ils ont partagé plus de trois décennies de leur existence.

Et cette fois, il ne s’agit plus seulement de souvenirs ou de la maison qu’il a dû quitter.

Dans un témoignage recueilli par « Paris Match », l’homme de 85 ans raconte avoir été empêché de rentrer dans la propriété samedi 24 octobre, alors qu’il souhaitait notamment récupérer des effets personnels.

Il explique s’être absenté dans l’après-midi pour prendre un café à Saint-Tropez. Mais lorsqu’il est revenu vers 17 heures, l’accès habituel au parking avait été modifié.

À la place de la porte, un panneau annonçait des travaux.

Impossible, selon lui, de pénétrer à nouveau dans les lieux.

Une situation qui l’a particulièrement contrarié, d’autant qu’il avait laissé à l’intérieur quelque chose dont il pouvait avoir besoin rapidement.

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Bernard d’Ormale : ses médicaments seraient restés derrière les portes de La Madrague

Après avoir tenté de joindre les responsables de la Fondation Brigitte Bardot, Bernard d’Ormale affirme avoir finalement pu parler à son nouveau président, Max Guazzini.

Il souhaitait notamment récupérer sa carte bancaire.

Mais la scène qu’il décrit est pour le moins déconcertante.

Un agent de sécurité lui aurait remis un porte-cartes contenant non pas sa carte bancaire, mais la carte Vitale de Brigitte Bardot.

« C’est scandaleux, c’est se foutre du monde », s’est-il indigné.
C’est finalement dans le logement mis à sa disposition à Saint-Tropez qu’il a passé la nuit.

Et c’est alors qu’il a évoqué une préoccupation bien plus immédiate.

« À l’intérieur de la maison, il y a mes médicaments », a-t-il confié.

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Brigitte Bardot : cette disposition notariale que la Fondation oppose à son dernier compagnon

Car du côté de la Fondation Brigitte Bardot, la position est différente.

Son président, Max Guazzini, affirme que l’organisation ne fait qu’appliquer les dispositions prévues par l’actrice avant sa disparition.

Selon lui, Brigitte Bardot avait fait établir un acte notarié précisant que les personnes vivant à La Madrague devraient quitter la propriété dans les six mois suivant son décès.

La comédienne étant morte le 28 décembre 2025, ce délai aurait expiré à la fin du mois de juin 2026.

La Madrague appartient à la Fondation, qui en assure la gestion dans le cadre de sa mission de protection animale, a-t-il précisé.

Il considère par ailleurs que le maintien d’un administrateur de la Fondation dans cette demeure à titre personnel pourrait créer un conflit d’intérêts.

Ces explications ne dissipent toutefois pas l’amertume de Bernard d’Ormale.

L’homme qui a accompagné Brigitte Bardot jusqu’à ses derniers instants estime que l’on devrait tenir compte de leurs 34 années de vie commune.

Dans un précédent entretien accordé à « La Provence », il dénonçait déjà les conditions de son départ, affirmant avoir le sentiment qu’on cherchait à le séparer définitivement de sa compagne.

Aujourd’hui, la question est encore plus sensible.

D’un côté, la Fondation affirme respecter les dernières volontés de Brigitte Bardot. De l’autre, son dernier compagnon dénonce les conditions dans lesquelles il est désormais privé d’accès à cette maison remplie de souvenirs.

L’acte notarié invoqué par Max Guazzini n’a pas été rendu public dans son intégralité, ce qui ne permet pas d’en vérifier indépendamment toutes les dispositions.

Et si la question du droit d’habiter à La Madrague semble au cœur de ce différend, celle de la récupération des affaires personnelles de Bernard d’Ormale reste distincte.

Après 34 ans passés auprès de Brigitte Bardot, celui-ci ne réclame donc plus seulement la possibilité de retrouver les lieux de leur vie commune.

Il veut également pouvoir récupérer ce qu’il affirme y avoir laissé.