Le chro­niqueur du Canal Foot­ball Club (CFC) rappelle dans un premier temps que dans le groupe, il y avait plusieurs fortes têtes telles que Patrice Evra, Franck Ribéry, Florent Malouda et Nico­las Anelka.

« Tout commence avec Florent Malouda, dans le bus, avant un match face à l’Uruguay », précise d’ailleurs Pierre Ménès, avant d’affirmer que le milieu trico­lore déclare au groupe : « Moi, je veux bien défendre pour Zidane, mais je ne veux pas défendre pour Gour­cuff ».

Face à cette remarque, Raymond Dome­nech, le sélec­tion­neur, rétorque : « Dans ce cas-là, tu ne joues pas ».
« Ce que le groupe ou une partie du groupe a fait à Gour­cuff, avant l’his­toire du bus, c’est inique, ça n’a pas de mot… C’est du racisme anti-blanc », lance-t-il.
« A Canal +, on avait fait une palette pour prou­ver que Gour­cuff était boycotté par les autres joueurs sur le terrain », se rappelle Pierre Ménès.
Et d’ajouter : « Quand tu es en Coupe du monde, que tu en arrives à boycot­ter un parte­naire sur le terrain, c’est que tu es vrai­ment une belle bande de connards ».

Damien Degorre et Raphaël Raymond, journalistes de l’Equipe, livraient une version plus terre à terre. Certains joueurs étaient simplement jaloux.

« Lors du stage de préparation des Bleus en Tunisie, en juin 2010, Gourcuff était l’un des rares à ne pas être accompagné par sa petite amie. En revanche, d’autres femmes ou compagnes de joueurs étaient là et certaines regardaient ce beau gosse avec gourmandise, ce qui n’échappait pas à leurs maris’, est-il indiqué.
Sidney Govou de son côté citait le nom de l’épouse de Franck Ribéry, Wahiba Ribéry. ‘Elle ne quitte pas des yeux Yoann Gourcuff, venu seul et le fait savoir à son époux‘, était-il rapporté.