’Je l’ai emme­née en Corée [son pays d’ori­gine, Marie-Pierre a été adop­tée très jeune par un couple de français ndlr] Je l’ai persua­dée de faire les démarches pour retrou­ver sa mère biolo­gique qui l’avait aban­don­née à trois mois et demi’, se rappelle Yann Moix.

’Comme je fais un docu­men­taire sur les deux Corées, j’ai eu quelques faci­li­tés admi­nis­tra­tives, et on l’a retrou­vée. Par pudeur, je suis resté derrière la porte vitrée pour filmer deux heures de pleurs. Un moment inouï’.

Celui qui a confirmé sa bisexualité a partagé la vie de cette femme durant trois ans.

’Je suis resté trois ans avec elle, confie l’écri­vain. Elle avait deux enfants. Au moment où ils sont venus vivre chez moi, j’ai paniqué’.

’Je n’ai jamais été père de ma vie. Je vis seul. Devant la réalité réelle, comme dirait Charles Péguy, j’ai craqué et je lui ai dit “Ça ne va pas être possible’.
’Ça a créé un chaos irré­ver­sible qui m’a fait perdre cette femme’, a conclu Yann Moix, qui n’est désormais plus opposé à fonder une famille.