Handicapé depuis sa naissance, le jeune homme se dit dans un premier temps flatté par les propos de Mike Horn qui avouait avoir été bluffé par sa résistance.

« Je suis très flatté mais je pense que c’est un peu trop élogieux, venant d’un bonhomme pareil. A côté de ce qu’il fait... Moi, je ne suis pas un hérosé », réagit l’orthoprothésiste qui affirme que l’aventure n’a pas été « si compliquée que cela ».

« Je m’attendais à pire. Après, la seule peur que j’avais, c’était que ma prothèse rouille avec l’eau de mer. J’en ai donc pris grand soin. La production avait aussi peur que j’abandonne sur un souci technique lié à cette prothèse », poursuit Thibaud.

Même si Thibaud n’est pas du genre à se plaindre, il explique qu’avec son handicap, il a réussi avec le temps à se forger une carapace.

« Vous savez à l’école, j’en ai pris plein la gueule, comme tous les enfants qui ont une particularité physique. Mes parents m’ont appris qu’il fallait vivre avec. Mon père me disait tout le temps : ’Fais de ta différence une force chance », explique-t-il.