Le 23 juin 2017, une société indirectement contrôlée par Teddy Riner achète une Renault Captur neuve. Douze jours plus tard, le véhicule change déjà de propriétaire. Il est revendu à un membre de la famille du judoka, et l’entreprise réalise une perte sur cette opération.
L’épisode apparaît au paragraphe 8 d’un arrêt rendu le 15 octobre 2026 par la cour administrative d’appel de Versailles. Les magistrats y détaillent plusieurs dépenses automobiles contestées par l’administration fiscale.
Teddy Riner : une deuxième Renault revendue après 42 jours
La Captur n’est pas un cas isolé. Les juges évoquent également une Renault Clio, revendue seulement quarante-deux jours après son acquisition. Cette fois, l’opération s’est déroulée sans contrepartie pour la société propriétaire du véhicule.
Face au fisc, la défense de Teddy Riner contestait la remise en cause des dépenses correspondantes. Son argument : même conservées peu de temps, les deux Renault avaient bien appartenu à l’entreprise. Les frais d’amortissement et d’assurance étaient donc, selon elle, justifiés.
Elle soulignait également que la Captur avait été mise en location avant sa revente.
Les magistrats n’ont pas suivi ce raisonnement. Ils ont retenu les circonstances des deux cessions pour confirmer les constatations de l’administration fiscale.
Des reventes qui pèsent dans le redressement fiscal
Ces deux Renault figurent dans un dossier plus vaste concernant six véhicules et les dépenses supportées par une société exerçant notamment une activité de location automobile haut de gamme.
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Parmi eux, une Ferrari et une Rolls-Royce Wraith avaient déjà attiré l’attention des contrôleurs. Comme nous l’avons rapporté à propos du recours perdu par Teddy Riner face au fisc, les contrats d’assurance et les conditions de stationnement de ces voitures de luxe ont joué un rôle important dans la décision.
Pour les Renault, la question portait sur les charges supportées par l’entreprise malgré des périodes de détention particulièrement courtes. La cour a confirmé leur prise en compte dans les avantages occultes imposables retenus par l’administration.
L’arrêt ne dévoile ni l’identité du proche ayant racheté la Captur, ni les montants des deux transactions.
Au terme de cette procédure concernant les années 2016 et 2017, les juges ont rejeté les recours et maintenu la majoration fiscale de 40 % pour manquement délibéré.





