La contestation autour de la journaliste franco-tunisienne franchit une nouvelle étape chez BFMTV. Après les premières réserves exprimées en interne lors de son arrivée, le SNJ et la CGT RMC BFM ont publié, le 10 septembre, un communiqué directement consacré à la ligne éditoriale de son émission.

Les deux organisations syndicales prennent notamment pour exemple l’entretien de 45 minutes accordé à Sarah Knafo le 7 septembre.

Il est reproché à Sonia Mabrouk de ne pas avoir suffisamment contesté certaines expressions employées par l’eurodéputée. La place accordée aux candidats de l’extrême droite dans 100 % Mabrouk est aussi interrogée.

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Une guerre de chiffres désormais publique chez BFMTV

Pour appuyer leurs critiques, les syndicats affirment avoir comptabilisé 25,5 % d’intervenants classés à l’extrême droite dans l’émission entre le 24 août et le 8 septembre. Sur la même période, ils avancent une proportion de 11,8 % chez Alain Marschall et Olivier Truchot, contre moins de 5 % dans Apolline Matin.

Les syndicats dénoncent aussi la présence régulière de Robert Ménard et regrettent qu’aucun chroniqueur clairement identifié à gauche n’ait encore été installé dans le dispositif dominical de Sonia Mabrouk.
Critiquée, la journaliste a pris la décision de répliquer dès le lendemain.

« Le journalisme, c’est le pluralisme. Il faudra s’y habituer », a-t-elle écrit dans un message posté sur X. Ses détracteurs sont accusé d’« hémiplégie politique et démocratique ». « Je ne me laisserai pas salir. », a-t-elle martelé.

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Et ce n’est pas la première fois que la société des journalistes s’inquiète de la sélection de certains invités. Et la direction a reconnu des « erreurs », une présentation contestée par Sonia Mabrouk. L’amie de Pascal Obispo avait notamment assuré que son objectif n’était pas de « CNewsiser » la chaîne.

Son transfert devait aider BFMTV à renouveler son offre éditoriale et à retrouver une nouvelle dynamique d’audience.