Prince Waly, Moussa Magassa de son vrai nom, est décédé dimanche 4 octobre à l’âge de 34 ans. Ses proches ont annoncé qu’il avait succombé « des suites d’une longue maladie contre laquelle il se battait avec courage depuis huit ans ».
Derrière cette formule se cache un combat que l’artiste avait lui-même choisi de raconter. En 2019, alors que sa carrière prenait son envol, Prince Waly perd brutalement sa voix.
Pendant plusieurs semaines, il pense souffrir d’une simple extinction de voix. Les examens finissent pourtant par révéler un thymome, un cancer du thymus. La tumeur touchait un nerf commandant ses cordes vocales.
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Quand la maladie est entrée dans sa musique
Prince Waly expliquera plus tard avoir été privé de voix pendant environ deux mois et demi. Après les traitements et une longue pause forcée, il annonce fin 2021 que le cancer est derrière lui.
Son retour prend alors une forme particulièrement intime : en 2022, il publie « Moussa », son premier album, baptisé de son véritable prénom.
Jusque-là très pudique, le rappeur y raconte davantage ses fragilités, sa famille et les années passées à lutter contre la maladie.
Sur le morceau « Mercy », il va même jusqu’à intégrer un véritable message vocal laissé par sa mère pendant ses chimiothérapies, lorsqu’il traversait une période où il répondait rarement au téléphone.
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Le répit sera malheureusement de courte durée. En septembre dernier, Prince Waly avait révélé souffrir d’un pemphigus paranéoplasique, une maladie auto-immune rare pouvant notamment provoquer de sévères lésions de la peau et des muqueuses. Malgré cette nouvelle épreuve, il avait continué à créer.
Ses proches retiennent d’ailleurs autant ce combat que son parcours artistique. Ils rappellent que *Moussa* restera l’une des œuvres majeures de sa carrière, un disque dans lequel il avait placé « son histoire, ses épreuves et toute la singularité de son rap ».





