L’héritier du trône britannique vient de découvrir son nouvel environnement scolaire. Accompagné de Kate Middleton et du prince William, le prince de 13 ans a effectué sa rentrée à Eton College le 8 septembre.

Après avoir été accueilli en blazer, cravate et pantalon clair, il a ensuite posé dans l’uniforme emblématique de l’établissement.

Cette tenue tranche radicalement avec celle qu’il portait à Lambrook. Les élèves d’Eton se rendent quotidiennement en cours vêtus d’une queue-de-pie noire, d’un gilet, d’un pantalon à fines rayures et d’un col blanc rigide. Un ensemble que Musa Okwonga, ancien pensionnaire interrogé par Bunte, compare à une tenue de mariage.

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L’uniforme ne constitue que la première difficulté. Le fils du prince et de la princesse de Galles doit également se familiariser avec un véritable langage interne, qui a été construit au fil des siècles. Et il est même parfois incompréhensible en dehors de l’école.

À Eton, un professeur peut ainsi être appelé un « beak », tandis qu’un trimestre scolaire porte le nom de « half ».

George doit désormais apprendre à « parler Eton »

Ainsi, l’année compte trois « halves ». Une pause organisée entre les cours du matin est appelée « chambers ». Le moment durant lequel les pensionnaires peuvent accéder à une petite cuisine pour préparer une collation devient, lui, le « messing ».

Même la discipline possède son propre vocabulaire. Un élève dont le nom apparaît sur la « Bill » doit répondre de son comportement devant un responsable de l’établissement.

Le glossaire officiel d’Eton précise que cette liste était déjà décrite en 1923 comme le prélude à une éventuelle sanction.

Pour Musa Okwonga, ce langage contribue au sentiment d’appartenance à une communauté particulièrement fermée. Dans son livre One of Them, l’ancien élève explique avoir passé ses années de formation au sein d’un univers extrêmement exclusif, qui est susceptible selon lui d’éloigner ses pensionnaires de la réalité extérieure.

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L’école assume elle-même le caractère déroutant de son vocabulaire et en explique les origines sur son site officiel. Certaines traditions ont néanmoins évolué ou disparu.

Futur roi ou non, George commence donc par relever le même défi que tous les nouveaux pensionnaires : comprendre les codes d’un établissement qui semble presque posséder sa propre langue.