Les mémoires de Roger Auque, ‘Au service secret de la Répu­blique’, sortent cette semaine, cinq mois après que l’intéressé ait perdu sa bataille contre un cancer du cerveau.
L’ex otage au Liban y raconte son combat face à la maladie, qui l’a finalement emporté.

’Je dois reconnaître que bien des personnes rencontrées au cours de ma vie de journaliste sont décédées de mort violente. C’est ainsi’, rappelle-t-il.

’J’ai toujours entretenu un rapport particulier avec la mort. J’ai vécu comme si j’allais moi-même mourir demain. Le danger, la peur de disparaître à jamais sont des choses qui m’attirent, car elles permettent de mieux me comprendre. C’est en raison de tout cela, sans doute, que je crois en Dieu. Mon expérience d’otage a précipité les choses’, poursuit cet ancien protégé de Nicolas Sarkozy.

’Aujourd’hui, miné par la maladie, aux portes d’une issue que je sais fatale, j’ai envie de penser à l’au-delà. Quand je serai parti tout là-haut dans le ciel, j’aimerais être réincarné en albatros. Même si je suis chrétien, je crois en la réincarnation. Je suis un peu touche-à-tout, même dans mes convictions profondes. L’oiseau, c’est la liberté.

on voeu est de ne pas finir enfermé dans un cercueil, c’est trop angoissant’, a indiqué celui qui été emporté par un cancer le 8 septembre 2014.
« Au service secret de la République », par Roger Auque. Fayard, 216p., 17€.