Invité de CNews jeudi 27 août, Julien Odoul a défendu la présomption d’innocence de Patrick Bruel avant d’évoquer les femmes susceptibles d’être « malveillantes » et l’existence de « faux témoignages ».
Ces déclarations ont aussitôt provoqué de nombreuses réactions.

La polémique intervient alors que plus de quinze villes ont fait part de leur opposition à la venue du chanteur. Pourtant, les 35 concerts de la tournée célébrant l’album « Alors regarde » restent annoncés entre le 2 octobre et le 21 novembre sur le site officiel de Patrick Bruel. L’artiste conteste fermement les accusations portées contre lui et demeure présumé innocent.

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Le maintien de ces dates ne s’explique pas uniquement par la volonté de Patrick Bruel de poursuivre son activité. À Amiens, où deux concerts sont programmés les 14 et 15 octobre, le maire Frédéric Fauvet reconnaît que la métropole et le Zénith ne disposent d’aucun levier leur permettant de rompre les contrats sur la seule base des procédures en cours.

Des indemnités qui pourraient retomber sur les contribuables

Une annulation décidée unilatéralement pourrait constituer une rupture abusive et exposer la collectivité à un « risque juridique et financier majeur ». Selon Public, les conséquences pourraient inclure le versement d’indemnités au producteur et à Patrick Bruel, le remboursement des billets ainsi que d’éventuels contentieux supportés par les contribuables. Aucun montant précis n’a toutefois été communiqué.

Cette contrainte explique le paradoxe actuel. Chartres, Dijon, Amiens, Caen ou encore Tours peuvent déclarer le chanteur indésirable ou lui demander de renoncer. Mais les élus n’auraient aucun pouvoir d’empêcher ses spectacles. À Caen, une intervention resterait notamment envisagée en cas de risque avéré de trouble à l’ordre public, rapporte Le HuffPost.

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Après l’annulation de ses concerts estivaux, la tournée d’automne se retrouve donc enfermée dans une équation sensible : la maintenir alimente la contestation, mais la supprimer sans fondement contractuel suffisamment solide pourrait coûter cher. Les propos de Julien Odoul relancent le débat politique sans modifier, pour l’instant, cette réalité financière.