L’ancien chroniqueur de TBT9 sur W9 provoque une nouvelle controverse. Dans une récente prise de parole, l’ami de Cyril Hanouna s’est aventuré sur le terrain sensible de la consommation de drogue chez les jeunes médecins.

Évoquant les hôpitaux parisiens, il a notamment affirmé que les internes « tapent un peu ». Il laissait ainsi entendre que certains consommeraient de la cocaïne parce qu’ils s’ennuieraient.

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Des propos auxquels Julieta Quesada a décidé de répondre publiquement. Cette médecin urgentiste, très suivie sur les réseaux sociaux, reproche surtout à
Matthieu Delormeau de tirer une conclusion générale à partir de situations individuelles.

Des problèmes d’addiction peuvent toucher les médecins comme n’importe quelle autre profession, a-t-elle rappelé. Ces problèmes ne touchent pas particulièrement les agents hospitaliers.

Des chiffres qui racontent une réalité très différente

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Pour appuyer sa réponse, Julieta Quesada rappelle surtout leurs conditions de travail. Selon une enquête professionnelle de 2023 citée par l’ISNI, les internes en médecine effectuent en moyenne « 59 heures de travail par semaine ». Certaines gardes peuvent par ailleurs atteindre 24 heures d’affilée.
L’organisation représentative des internes évoque ainsi une population soumise à une forte intensité de travail et à une importante charge émotionnelle.

La question de leur santé mentale ajoute un autre niveau à la controverse. Une enquête nationale menée en 2024 par plusieurs organisations étudiantes et professionnelles concluait que « 66 % des externes et internes interrogés présentaient un burn-out ».

L’ISNI les a de nouveau rappelés en 2025.

C’est précisément ce contraste que Julieta Quesada met en avant. À ses yeux, présenter les internes comme susceptibles de prendre de la cocaïne simplement parce qu’ils « s’ennuient » revient à occulter une réalité beaucoup moins légère : des semaines chargées, des gardes éprouvantes et une santé mentale déjà fragilisée pour une partie importante des jeunes médecins.

Matthieu Delormeau, qui a lui-même raconté publiquement son ancienne dépendance à la cocaïne, souhaitait parler sans détour des addictions.