Le souverain pontife avait manifestement décidé de ne pas s’en tenir au seul registre protocolaire. Arrivé en France ce vendredi 25 septembre pour une visite apostolique de quatre jours, le souverain pontife a été reçu à l’Élysée par Emmanuel Macron avant de s’adresser aux autorités, à la société civile et au corps diplomatique. Le Vatican avait prévu que ce premier discours de son voyage soit prononcé en français.
C’est justement dans cette langue que le pape américain a glissé une référence beaucoup plus personnelle. Évoquant la place de la France dans ses pensées, Léon XIV a rappelé ses « origines familiales, normandes et béarnaises ». Au moment de prononcer le mot « béarnaises », il s’est tourné vers Emmanuel Macron avec un sourire. Le président lui a répondu de la même manière, transformant pendant quelques secondes cette rencontre officielle en échange beaucoup plus détendu.
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Derrière le sourire, de véritables racines françaises
Cette allusion n’était pas seulement destinée à amuser l’assistance. Né à Chicago sous le nom de Robert Francis Prevost, Léon XIV possède effectivement plusieurs branches françaises dans son arbre généalogique. Sa grand-mère paternelle, Suzanne Louise Marie Fontaine, est née au Havre en 1894, avant de partir vivre aux États-Unis. Ses ancêtres étaient notamment implantés en Normandie.
Mais le pape peut également revendiquer une connexion avec le Béarn. Dans sa branche maternelle apparaît notamment Jean-Pierre Bacquié, né en 1752 à Monein, dans les Pyrénées-Atlantiques. Cette filiation a récemment retrouvé une actualité particulière à l’occasion du voyage de Léon XIV en France et de son passage programmé à Lourdes.
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Quelques mois après la réaction d’Emmanuel Macron à son élection et après une précédente rencontre au Vatican, Léon XIV a donc utilisé son histoire familiale pour apporter une touche inattendue à cette nouvelle étape diplomatique. À l’Élysée, il aura suffi d’un seul mot — « béarnaises » — pour faire momentanément oublier le cérémonial.





