Une interview d’Angèle devait initialement accompagner la fin du journal. Mais dimanche 18 octobre, après un week-end marqué par les violences, la rédaction de France 2 a revu son programme. C’est ce que raconte à Télérama Valéry Lerouge, président de la Société des journalistes de France Télévisions. Ce changement a conduit à la diffusion d’un document d’environ douze minutes, désormais au centre des critiques visant le 20 Heures présenté par Laurent Delahousse. ozap.com
Selon son témoignage, la réalisation du sujet a été lancée à 15 heures, quelques heures seulement avant l’antenne. Une journaliste aurait été rappelée en urgence tandis qu’un monteur découvrait les images disponibles. Pour Valéry Lerouge, ces conditions ne permettaient pas de construire correctement un reportage aussi long. La sélection des séquences, leur enchaînement et leur contextualisation devaient être réalisés dans un délai particulièrement serré.
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Un format découvert trop tard pour prévoir une autre fin de journal
À cette urgence se serait ajoutée une incompréhension sur la forme du document. Valéry Lerouge affirme que ni la rédaction en chef ni le directeur de l’information ne savaient que le sujet serait proposé presque sans commentaire.
Lorsqu’ils l’auraient découvert, aucune solution de remplacement n’était disponible. Le reportage a donc été diffusé, avec des images de destructions et d’affrontements dont le traitement a heurté une partie des équipes.
Il y a une étape technique qui manque, celle du le mixage sonore. Et le journaliste le confirme.
« Douze minutes non mixées, je n’ai pas le souvenir que ça soit déjà arrivé ! », confie-t-il.
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Le malaise s’est rapidement exprimé en interne. Valéry Lerouge indique avoir contacté le directeur de l’information dès 23 heures, avant de recevoir de nombreux messages le lendemain.
Philippe Corbé a depuis reconnu un manque de contextualisation et de précision dans le montage comme dans le commentaire.





