Pour autant, il refuse de prendre partie dans cette querelle d’héritage.

« Pour moi, la page est tour­née. Tout ce que je pour­rais dire serait inau­dible. C’est un homme qui avait des diffé­rends avec tous ceux qui l’aimaient », explique-t-il.

Daniel Rondeau revient aussi sur sa première rencontre avec Johnny Hally­day qui remonte à 1978 à Nancy.

« Tout le monde s’écarte sur son passage. Il s’avance à pas lents, très sombre. Personne n’ose lui parler, décrit-il. Je suis assis par terre dans un couloir. Je me lève. Il s’adresse à moi : "Mon métier, c’est de chan­ter pas de parler, passe me voir après le concert dans ma loge ».

Et de poursuivre : « Après le concert, j’ai fait mon inter­view. Mais il n’a pas voulu qu’on se sépare. Il m’a emmené dîner dans un restau­rant encore ouvert, une sorte de Cour­te­paille. Je l’intri­guais. Je travaillais pour une toute petite radio. J’écri­vais un livre. Je lui ai raconté l’usine. Je crois que ça lui a plu. Il m’a laissé son numéro ».