’J’ai toujours sa brosse à dents et un tee-shirt avec son odeur que je garde précieusement enfermé pour ne pas qu’elle disparaisse », confie l’ex secrétaire d’Etat, en pleine promotion de son livre Maudites, qu’elle a commencé à écrire après les attentats de janvier dernier.

’Charb a pris une autre place quand j’ai appris la mala­­die de ma mère, il a même tenu à lui être présenté’, précise l’ex chroniqueuse du Grand Journal. ’Moi, je le voyais passer des heures à s’amu­­ser avec ma fille May’.

’Aujourd’­­hui encore, quand May voit que je suis triste, elle prend son télé­­phone jouet et me dit : Tiens maman, c’est Charb, il veut te parler ?!’, précise-t-elle.
Jeannette Bougrab rappelle qu’elle n’a pas pu assister à l’enterrement de son homme, et qu’elle n’a toujours pas pu faire son deuil.

’Je n’ai toujours pas le courage de me rendre sur sa tombe.’, dit-elle, avant de confirmer avoir renoué le dialogue avec la famille de son homme.
’Sa mère m’a appe­­lée, il y a quinze jours, et m’a dit qu’elle pensait bien à moi. Des choses ont dû leur échap­­per. Je n’ai pas de rancoeur à leur endroit, mais je ne l’ai pas encore rappe­­lée. », précise-t-elle.