Le roi n’aura même pas attendu le début officiel de ses rendez-vous finlandais. Lundi 5 octobre, après avoir atterri à Helsinki aux côtés de la reine Letizia, le roi d’Espagne a signé à distance le décret de dissolution des Cortes et de convocation d’élections générales anticipées.
Pedro Sánchez avait annoncé quelques heures auparavant que les Espagnols seraient appelés aux urnes le 29 novembre.
Le chef du gouvernement avait prévenu Felipe VI dès dimanche par téléphone, avant la réunion extraordinaire du Conseil des ministres chargée d’approuver formellement le décret. Le rôle du souverain est ici constitutionnel : la décision politique appartient au gouvernement.
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Le décret produit désormais des effets très concrets
Le texte a été publié ce mardi 6 octobre au Bulletin officiel de l’État espagnol. Son entrée en vigueur entraîne immédiatement la dissolution du Congrès des députés et du Sénat et ouvre une période de 54 jours avant le scrutin. La campagne électorale doit, elle, se dérouler du 13 au 27 novembre.
Ce calendrier s’est donc invité au cœur d’un déplacement qui devait initialement être consacré aux relations entre Madrid et Helsinki. Felipe VI et Letizia effectuent jusqu’au 7 octobre une visite d’État en Finlande.
Et cette visite est centrée notamment sur la coopération économique, la sécurité européenne, la défense et les enjeux liés à l’Arctique.
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Alors que Felipe VI et Letizia représentent l’Espagne à l’étranger, le souverain vient parallèlement d’apposer sa signature sur le texte qui ouvre une nouvelle séquence politique majeure dans son pays.





