L’acteur avait déjà lui-même évoqué leurs relations dans le cadre du Divan, l’émission confidence présentée par Marc-Olivier Fogiel sur France 3.

« C’est pas telle­ment heureux d’avoir un père comme moi, confiait-il. M’en­fin bon… Elle a l’air de me prendre tel que je suis. Je n’ai pas été un bon père. Comme disait Claude Berri : "Quand on a été un très bon fils, c’est diffi­cile d’être un bon père". […] Ça s’est amélioré à dix-huit ans. Nous avons réussi à avoir une rela­tion assez harmo­nieuse et passion­nante. Mais, je n’ai pas été bon, ça c’est incon­tes­table. ».

Ce propos est confirmé par Emma lors d’un entretien avec le JDD. « Enfant, quand on me deman­dait la profes­sion du père, j’écri­vais le plus souvent « boucher », a-t-elle avoué.

« Ce n’est pas anodin, j’en ai pris conscience en analyse bien plus tard. J’ai une mère formi­dable, je n’ai jamais grandi avec Fabrice. C’est pourquoi je l’ai toujours appelé par son prénom. En revanche, le goût des beaux textes, des auteurs, c’est lui. Je voulais deve­nir écri­vain, mais j’ai été écra­sée par la simple idée d’écrire. Mon père était trop encom­brant. ».

Emma Luchini s’est alors tour­née vers le cinéma.

« Lui dire que je voulais réali­ser, c’était comme lui annon­cer que je voulais me pros­ti­tuer, a-t-elle révélé. Une catas­trophe. Il a tout fait pour me décou­ra­ger », ajoute celle dont la première réalisation, « Un début prometteur », sortira cette semaine.