Le pilier depuis cinquante de l’homme d’affaires l’avait supplié de ne pas se lancer dans la politique. Sa grande erreur, a rappelé Franz-Olivier Giesbert dans un article en hommage à l’homme d’affaires publié par le magazine Le Point.

« Optimiste. Tapie n’était jamais celui que l’on croyait. Il pouvait être brutal mais c’était aussi un sentimental qui avait la larme facile. Il avait toutes les apparences d’un m’as-tu-vu mais, au fond, il était secret et pudique », explique le journaliste, auteur de l’ouvrage « Bernard Tapie, Leçons de vie, de mort et d’amour », paru au printemps dernier.

L’ancien patron de l’OM, qui a perdu la vie à l’âge de 78 ans des suites d’un cancer généralisé « passait pour un macho mais il marchait au doigt et à l’œil derrière Dominique, son épouse et alter ego, qui, dans les grandes décisions de sa vie, a toujours eu le dernier mot », explique-t-il, avant d’évoquer une exception : « quand il se lança en politique ».

« Tel était Tapie : jamais où on le cherchait, prosaïque et idéaliste. Optimiste, surtout. Il n’a finalement rien fait comme tout le monde. Ni sa vie ni sa mort ».