Elle n’avait que quatre ans lorsque son père, Stefano Casiraghi, est décédé dans un accident de motonautisme au large de Monaco, le 3 octobre 1990. Une disparition qui n’a jamais cessé d’accompagner l’héritière monégasque. Et ce drame familial éclaire aujourd’hui d’une manière particulière son rapport à la littérature.
Dans un entretien accordé à « Psychologies », publié en juin puis remis en avant début octobre, la fille de Caroline de Monaco rappelle avoir grandi avec « un sentiment aigu de la perte » et la conscience qu’une existence pouvait soudainement basculer. Les livres lui ont alors offert un refuge.
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Écrire pour que « la mort n’ait pas le dernier mot »
Celle qui aurait mis un terme à sa relation avec Nicolas Mathieu explique que les écrivains sont progressivement devenus ses compagnons.
En découvrant leurs propres blessures et la manière dont ils avaient réussi à les transformer, elle s’est sentie moins seule face à son deuil.
Mais au fil des années, cette relation aux textes a évolué. Elle ne voulait plus seulement lire ou étudier les mots des autres. « La création était une façon de lutter contre cette angoisse, pour que la mort n’ait pas le dernier mot », confie-t-elle.
Cette phrase donne une autre dimension à « La Fêlure », son premier ouvrage personnel publié en janvier 2026.
Le livre n’est pas présenté comme une autobiographie ni comme une confession sur Stefano Casiraghi. Charlotte Casiraghi y explore, à travers Fitzgerald, Colette, Marguerite Duras ou encore Ingeborg Bachmann, ce qui peut naître de nos fragilités et de nos ruptures intérieures.
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« La Fêlure affirme qui je suis », explique-t-elle. Trente-six ans après la disparition de Stefano, la littérature ne lui sert donc plus seulement à supporter son absence : elle lui permet aussi de transformer cette perte en quelque chose qui lui appartient.





