Le comédien est mort sans avoir obtenu la reconnaissance judiciaire qu’il recherchait. Le comédien, dramaturge et metteur en scène de 43 ans a eu recours à l’euthanasie en Belgique, a annoncé son avocat, Me Philippe Courtois, à l’AFP.
Nommé à trois reprises aux Molières, l’artiste avait publiquement raconté comment la maladie avait progressivement bouleversé son quotidien et sa capacité à travailler.
Son état de santé s’était dégradé après une opération pour une hernie inguinale, pratiquée en juillet 2023 avec la pose d’une prothèse en polypropylène.
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Il décrivait notamment une fatigue extrême, des troubles digestifs et des difficultés à marcher. Le retrait de l’implant aux États-Unis ne lui avait pas permis de retrouver sa vie d’avant. Il tenait cette prothèse pour responsable de ses souffrances, sans qu’un lien de causalité certain ait été établi scientifiquement.
Une nouvelle plainte quelques jours avant sa mort
À cette épreuve s’était ajoutée une déception judiciaire. Sa plainte contre X pour blessures involontaires, déposée en janvier 2026, avait été classée sans suite fin août.
Dans un courrier daté du 31 août, consulté par le groupe EBRA, le parquet de Paris expliquait que les éléments disponibles ne permettaient pas de caractériser une infraction. Un lien possible était envisagé, mais la preuve scientifique d’une causalité certaine faisait défaut.
Arnaud Denis avait fait part de sa colère auprès d’EBRA le 18 septembre. Son avocat contestait également cette décision. Le même jour, il déposait une plainte avec constitution de partie civile afin d’obtenir l’ouverture d’une instruction judiciaire. Une nouvelle démarche, dont l’annonce ne permet toutefois pas d’affirmer qu’une instruction a effectivement été ouverte.
Le comédien avait aussi créé le collectif Victimes françaises des prothèses de hernies. Il affirmait avoir recueilli plusieurs centaines de témoignages. Sa démarche dépassait ainsi son propre dossier : il souhaitait faire entendre d’autres patients qui mettaient en cause ces dispositifs.
Sa demande d’euthanasie était antérieure au classement de sa plainte. Ces deux démarches ne doivent donc pas être confondues. À sa mort, la question des responsabilités qu’il voulait voir examiner restait sans réponse judiciaire définitive.





