Lors de son passage au Petit Palais, Albert II connaissait déjà particulièrement bien une partie des œuvres accrochées aux murs. Et pour cause : sept tableaux présentés dans l’exposition Éva Gonzalès, parcours d’une artiste libre proviennent directement des collections princières monégasques.
Ouverte depuis le 15 septembre, cette première grande rétrospective internationale consacrée à la peintre réunit près de 100 peintures, pastels et gravures avant de rejoindre le Van Gogh Museum d’Amsterdam en 2027.
Mais la participation de Monaco est loin d’être symbolique.
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Sept œuvres prêtées sur la dizaine qu’Albert II a réunies à Monaco
Selon NEWS.MC, les collections princières conserveraient aujourd’hui environ dix œuvres d’Éva Gonzalès. Albert II s’intéresserait personnellement à la peintre depuis plus de dix ans et aurait progressivement enrichi cet ensemble, alors même que ses tableaux apparaissent rarement sur le marché.
En accepter le prêt de sept pour Paris revient donc à déplacer une part considérable de la collection monégasque consacrée à l’artiste.
Cette passion possède aussi une dimension historique. Éva Gonzalès, née à Paris en 1847 et proche d’Édouard Manet, appartenait à une famille profondément liée à la Principauté. Ses ancêtres espagnols se seraient installés à Monaco dès le début du XVIIe siècle.
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Son père, l’écrivain Emmanuel Gonzalès, est lui aussi resté associé à Monaco : son buste est aujourd’hui visible dans les jardins Saint-Martin.
Le lien ne date d’ailleurs pas du règne d’Albert II. En 1952, au début de celui de Rainier III, Monaco avait déjà accueilli une importante exposition consacrée à Éva Gonzalès au Sporting d’Hiver.
Soixante-quatorze ans plus tard, Albert II prolonge donc cette histoire d’une manière très personnelle. Il n’est pas seulement venu inaugurer une exposition parisienne : il a accepté d’en retirer temporairement sept œuvres de ses propres collections monégasques pour contribuer à remettre Éva Gonzalès sous les projecteurs.





