Le conflit prend une nouvelle dimension chez BFMTV. Après un deuxième communiqué particulièrement sévère du SNJ et de la CGT, Sonia Mabrouk a décidé de répondre publiquement. Les syndicats lui reprochent notamment son entretien de 45 minutes avec Sarah Knafo, diffusé le 7 septembre dans 100 % Mabrouk.

Selon les organisations syndicales, certaines interviews seraient conduites « sans aucune opposition, sans aucun recadrage ». La journaliste invoque au contraire le pluralisme : « Il faudra s’y habituer. Votre hémiplégie politique et démocratique est déshonorante a fortiori en pleine campagne présidentielle. Je ne me laisserai pas salir. »

Le soutien d’Olivier Truchot change la nature du conflit

La réponse la plus symbolique est venue d’Olivier Truchot. Le présentateur de BFM Story travaille au sein de la rédaction directement concernée, mais il désavoue ouvertement les syndicats de sa propre entreprise. « Stop à cet acharnement. Sonia a raison de rappeler qu’il est préférable de faire rimer journalisme avec pluralisme plutôt qu’avec militantisme », écrit-il.

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Cette intervention fait sortir la polémique du simple face-à-face entre Sonia Mabrouk et les représentants syndicaux. Elle révèle désormais publiquement des divergences entre les visages de la chaîne sur sa ligne éditoriale. La direction de BFMTV a également défendu sa nouvelle recrue, assurant qu’elle « respecte le pluralisme » et rappelant que ses émissions accueillent des personnalités politiques de différentes sensibilités.

Sonia Mabrouk reçoit parallèlement plusieurs soutiens extérieurs. Laurence Ferrari lui apporte son « soutien total » et juge son « exigence journalistique irréprochable ». Bernard de La Villardière dénonce pour sa part une « cabale » visant une journaliste qui, selon lui, chercherait davantage à débattre qu’à disqualifier ses invités.

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La CGT RMC BFM ne retire pourtant rien de ses critiques. Répondant directement à Sonia Mabrouk, le syndicat affirme que « le pluralisme ne peut pas servir de prétexte à toutes les complaisances… a fortiori en pleine campagne présidentielle ». La polémique n’oppose donc plus seulement l’ancienne figure de CNews aux syndicats : avec l’intervention d’Olivier Truchot et le soutien de la direction, elle expose au grand jour les divergences éditoriales qui traversent BFMTV.