Pendant des décennies, certains le pensaient vendu, volé, retaillé ou définitivement perdu. Depuis le 4 septembre, le Florentin est pourtant exposé au Musée national des beaux-arts du Québec.
Et difficile de parler d’un bijou ordinaire. Le diamant jaune historique pèse 137,17 carats et a traversé plusieurs grandes cours européennes avant d’intégrer les possessions des Habsbourg.
Il est aujourd’hui la pièce maîtresse d’une collection de quinze bijoux présentée pour la première fois au public dans cette configuration. Musée national des beaux-arts du Québec
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Un trésor familial conservé hors d’Europe depuis 1940
L’histoire de sa disparition est presque aussi spectaculaire que le diamant lui-même.
Après l’effondrement de l’Empire austro-hongrois, une partie des bijoux privés de la famille impériale avait quitté l’Autriche. En 1940, l’impératrice Zita et ses enfants, fuyant l’Europe face à la progression nazie, trouvèrent refuge au Québec.
Les joyaux furent alors placés en sécurité au Canada et y restèrent pendant plus de huit décennies. La famille Habsbourg n’a révélé publiquement leur présence qu’à l’automne 2025. Maison de Habsbourg
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Le Florentin n’est d’ailleurs pas seul. L’exposition comprend également des pièces associées à Marie-Thérèse d’Autriche et une montre ayant appartenu à Marie-Antoinette.
L’élément financier demeure volontairement mystérieux. Les descendants des Habsbourg n’ont annoncé aucun projet de vente et se gardent de donner une estimation publique du diamant. Sa taille, sa provenance et son histoire suffisent néanmoins à en faire un actif patrimonial hors norme.
Ce qui est étonnant, c’est que l’un des joyaux les plus célèbres de l’histoire des monarchies européennes n’était pas enfermé à Vienne ou dans une collection royale.
Il attendait depuis des décennies dans un coffre au Canada.





