Gustave Kervern est reparti d’Angoulême avec la récompense principale. Le jury du Festival du film francophone a décerné son Valois de diamant à « Voilà, c’est fini », présenté en compétition lors de cette 19e édition. Le palmarès a été dévoilé le 29 août et confirmé par AlloCiné.
Ce trophée ne constitue pas la première distinction obtenue par le film. Le 6 juillet, Gustave Kervern avait déjà reçu, ex æquo avec Arthur Harari, le prix Jean-Vigo 2026 du long-métrage. Le CNC avait alors salué cette première réalisation cinématographique menée sans Benoît Delépine.
Sur Legossip : Jean Dujardin jovial et au top avec Yolande Moreau. Il a la patate
Cette précision est importante. Gustave Kervern avait déjà réalisé seul le téléfilm « Je ne me laisserai plus faire » pour Arte en 2024, mais « Voilà, c’est fini » marque son premier long-métrage destiné aux salles sans son partenaire historique. Les deux cinéastes travaillaient ensemble depuis « Aaltra », sorti en 2004.
Deux récompenses sept mois avant la sortie
La comédie dramatique arrivera dans les cinémas français le 24 mars 2027. À près de sept mois de cette échéance, le distributeur Pyramide dispose donc déjà de deux distinctions pouvant être intégrées à la campagne promotionnelle. Ces récompenses renforcent la visibilité du film, sans évidemment garantir son futur résultat au box-office.
Tourné principalement à l’île Maurice, le récit suit la relation entre Pierre, un employé d’hôtel interprété par Loïc Mandere, et Louise, une touriste française incarnée par Suzanne Lindon. Léa Drucker et Mathieu Amalric complètent la distribution. Le projet a été préacheté par Canal+ et Ciné+/OCS et a bénéficié d’une avance sur recettes du CNC, selon Cineuropa.
Sur Legossip : Sandrine Kiberlain et Vincent Lindon, leur fille Suzanne pose pour Vogue Italia (photo)
Avec le Valois de diamant ajouté au prix Jean-Vigo, Gustave Kervern réussit déjà son passage au cinéma en solo sur le terrain critique. Le véritable test économique n’interviendra toutefois qu’en mars 2027, lorsque cette reconnaissance des jurys devra être transformée en entrées payantes.
Blake Lively réclamait 8,04 millions de dollars : la justice ne lui accorde que 407 451 dollars
Cinéma
Blake Lively espérait récupérer plus de huit millions de dollars de frais juridiques. Le juge a ramené la facture à 407 451 dollars, soit à peine 5 % de sa demande.
L’actrice américaine obtient le remboursement d’une partie de ses frais juridiques, mais très loin du montant réclamé. Dans une décision rendue à New York, le juge fédéral Lewis Liman lui a accordé exactement 407 451,75 dollars dans son conflit avec Justin Baldoni et Wayfarer Studios.
L’épouse de Ryan Reynolds demandait initialement 8,04 millions de dollars. Cette somme comprenait environ 7,5 millions d’honoraires d’avocats et près de 540 000 dollars de dépenses annexes. Le tribunal n’a finalement validé qu’un peu plus de 5 % de cette facture.
Selon Reuters, l’actrice recevra 363 245,40 dollars au titre des honoraires et 44 206,35 dollars pour les autres coûts. La différence entre sa demande et la somme obtenue dépasse donc 7,6 millions de dollars.
Sur LeGossip : Johnny Depp face à une bataille judiciaire aux frais vertigineux
Pourquoi la justice a retranché près de 95 %
Le juge n’a pas considéré les tarifs horaires des avocats comme excessifs. Certains dépassaient pourtant 2 000 dollars de l’heure. Compte tenu de la complexité et de l’exposition médiatique du dossier, ces montants ont été jugés défendables. C’est surtout le nombre d’heures facturées et leur justification qui ont posé problème.
Dans son dossier de plainte, Blake Lively réclamait notamment le remboursement du travail de 82 intervenants. Et c’est la douche froide, le tribunal a en effet estimé que plusieurs prestations n’étaient pas suffisamment documentées. Les dépenses consacrées aux relations avec les médias ou à la défense contre une demande de sanctions ont aussi été écartées.
Cette décision couvre principalement la défense de Blake Lively contre l’action en diffamation engagée par Justin Baldoni.
Cette dernière avait été rejetée. Les avocats de l’actrice présentent donc les 407 451 dollars comme une décision « historique », tandis que la défense de Justin Baldoni insiste sur le rejet de l’immense majorité de la somme demandée.
Sur LeGossip : Prince Harry : pourquoi une défaite judiciaire peut coûter très cher
Le succès de la procédure est ainsi revendiqué par les deux camps. Blake Lively obtient bien un remboursement, mais la justice refuse de transformer l’ensemble de sa stratégie juridique et médiatique en facture payable par la partie adverse. Une nuance essentielle : les 8,04 millions correspondaient à une demande de remboursement, pas à une indemnité déjà acquise ou à une somme personnellement versée par l’actrice.





