Fausse maladie, vrai renvoi ? Comment France Télévisions a effacé Émilie Tran Nguyen de l’antenne après sa garde à vue

– par Chloe B. Arieux
Fausse maladie, vrai renvoi ? Comment France Télévisions a effacé Émilie Tran Nguyen de l'antenne après sa garde à vue

Pilier de France Télévisions depuis dix ans, Émilie Tran Nguyen vient de disparaître des écrans dans le plus grand secret. Derrière cette éviction soudaine se cache une [garde à vue pour usage de produits stupéfiants.



Depuis plusieurs semaines, le silence était devenu assourdissant autour d’Émilie Tran Nguyen. Habitués à retrouver la journaliste aux côtés d’Anne-Élisabeth Lemoine dans C à vous ainsi qu’à la tête d’ En société sur France 5, les téléspectateurs s’interrogeaient sur son absence prolongée. Une disparition brutale orchestrée sans la moindre annonce officielle, révélant en coulisses un véritable séisme pour la figure du service public.

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Ce que le groupe télévisuel tentait de gérer à l’abri des regards vient d’éclater au grand jour. Selon les informations dévoilées par Le Figaro, qui confirme une révélation du journaliste média Clément Garin, la journaliste a été placée en garde à vue à la mi-juin pour « usage de produits stupéfiants ».

À l’issue de cette mesure judiciaire éprouvante, une convocation lui a été remise en vue de la notification d’une ordonnance pénale, scellant immédiatement le sort de sa carrière à l’antenne.

Face à cette situation explosive, la réaction de la chaîne ne s’est pas faite attendre. Du jour au lendemain, la journaliste est effacée des crédits. Lors de sa dernière émission En société, c’est Thomas Snégaroff qui prend l’antenne au pied levé pour annoncer en toute sobriété qu’elle est simplement « souffrante ». Un prétexte de convenance visant à masquer une éviction nette, alors même que Le Parisien confirme en parallèle la fin de six années de collaboration dans C à vous.

Cette chute est d’autant plus violente qu’Émilie Tran Nguyen s’était imposée comme un visage incontournable de la télévision. Après des passages réussis par iTélé, Canal+, France 3 et Télématin, elle incarnait une réussite saluée, s’investissant également dans des projets forts comme son documentaire Je ne suis pas chinetoque - Histoire du racisme anti-asiatique. En l’espace de quelques jours, ce CV irréprochable s’est effondré sous le poids du scandale.

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Ironie du sort, la journaliste confiait tout récemment dans Télé-Loisirs se sentir à « une intersection » de sa vie professionnelle, se réjouissant à l’idée qu’une « page blanche très excitante » s’ouvrait à elle. Mais cette nouvelle étape, qu’elle imaginait radieuse, s’écrit désormais sur fond de démêlés judiciaires et d’avenir audiovisuel totalement compromis.