Pour leur dernière soirée estivale au fort de Brégançon, le chef de l’Etat et son épouse avaient choisi un cercle restreint.

Selon Gala, qui reprend les informations de Var-Matin, Stéphane Bern était notamment présent aux côtés du Premier ministre Sébastien Lecornu.

Autour de la table figuraient également plusieurs poids lourds locaux : Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, François de Canson, maire de La Londe-les-Maures, François Arizzi, maire de Bormes-les-Mimosas, ainsi qu’Hubert Falco. Un dîner organisé après les commémorations du 17 août et les échanges du chef de l’État avec les élus et pompiers mobilisés après les incendies.

Le décor n’est évidemment pas anodin. Devenu résidence présidentielle en 1968, le fort de Brégançon est régulièrement utilisé par Emmanuel Macron pour ses séjours estivaux, mais également pour des réunions de travail ou des rencontres diplomatiques, comme le rappelle l’Élysée.

Brégançon, une résidence où les gros travaux sont désormais scrutés

Derrière cette dernière soirée se trouve toutefois une réalité beaucoup moins mondaine. Dans son rapport consacré aux comptes 2024 de la présidence, la Cour des comptes s’est intéressée au patrimoine présidentiel. Elle relève notamment l’absence d’un audit global couvrant la Lanterne et Brégançon et estime qu’engager « d’importantes dépenses » dans ces résidences paraît inopportun, compte tenu de leurs caractéristiques patrimoniales et de leur fréquence d’utilisation.

Cette vigilance intervient alors que le budget prévisionnel de la présidence atteint 126,3 millions d’euros en 2026. Selon le Sénat, les dépenses liées aux activités présidentielles — déplacements, réceptions, dîners et événements — avoisinent 24 millions d’euros, tandis que les crédits d’investissement reculent à environ 6,5 millions.

Impossible, en revanche, d’attribuer une facture précise au dîner réunissant Stéphane Bern et les autres invités : aucun coût spécifique n’a été rendu public.