Disparue des antennes de France Télévisions, l’ex chroniqueuse de C à Vous sur France 5 avait été placée en garde à vue le 14 juin pour usage de stupéfiants.

La journaliste aurait ensuite été écartée pour une durée indéterminée de ses émissions, notamment C à vous et En société. Il s’agit là d’une décision brutale, alors qu’aucune condamnation n’a été annoncée.

Son cas sert désormais de point de départ à une enquête de Marianne sur la consommation de cocaïne dans le milieu médiatique. Plusieurs professionnels interrogés anonymement décrivent une pratique qui n’aurait rien d’exceptionnel dans certaines équipes, même si elle demeure soigneusement dissimulée.

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Des nuits blanches aux postes soumis à une forte pression

« Certaines cellules sont davantage connues pour en consommer que d’autres. Ça peut aller du reporter de guerre aux équipes qui font des nuits blanches, en passant par certains chefs qui en prennent pour tenir la pression », confie ainsi une source au magazine.

Des témoignages qui évoquent moins une habitude généralisée qu’une présence connue dans quelques environnements professionnels particulièrement exposés.

Les rythmes décalés, les longues journées d’antenne, les déplacements et la pression hiérarchique sont avancés pour expliquer cette consommation. Ils ne sauraient évidemment la justifier.

L’enquête de l’hebdomadaire souligne surtout le décalage entre une pratique longtemps tolérée en silence et les conséquences désormais immédiates lorsqu’elle devient publique.

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« Si tu te fais choper aujourd’hui, t’es mort », résume un interlocuteur de Marianne. Cette formule traduit un changement d’époque : la cocaïne peut encore circuler dans certaines rédactions. Les directions ne veulent en revanche plus courir le risque d’être accusées de fermer les yeux.