Ce lundi 26 octobre, l’Arcom a rendu publique une mise en demeure visant Europe 1, à la suite de propos tenus par la journaliste dans son émission « Christine Kelly et vous ».

Cette décision possède une résonance particulière pour l’animatrice de CNews. Avant de retrouver les plateaux de télévision et les studios de radio, elle avait elle-même siégé au Conseil supérieur de l’audiovisuel, le CSA, devenu depuis l’Arcom.

De janvier 2009 à janvier 2015, Christine Kelly avait ainsi participé aux travaux de cette autorité chargée de veiller au respect des obligations des chaînes de télévision et des stations de radio.

Onze ans après la fin de son mandat, c’est donc une émission qu’elle présente qui se retrouve au centre d’une décision de son ancien régulateur.

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Christine Kelly : des propos tenus en janvier qui valent une mise en demeure à Europe 1

L’affaire remonte au 26 janvier 2026. Ce jour-là, Christine Kelly évoquait une agression sexuelle commise à Nice, dont le principal suspect était un ressortissant tunisien. Ce dernier était visé par une obligation de quitter le territoire français.

Au cours de cette séquence, la journaliste avait élargi la discussion à la politique migratoire et à plusieurs affaires criminelles impliquant des personnes étrangères en situation irrégulière.

« On ne dit pas que tous les migrants sont des violeurs, mais beaucoup le sont, comme les chiffres le révèlent », avait-elle déclaré.

Une généralisation que l’Arcom considère comme susceptible d’inciter à la haine et d’encourager des comportements discriminatoires.

Le régulateur relève également qu’aucun des autres intervenants présents à l’antenne n’a contesté ou nuancé les propos de l’animatrice.

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Autre élément important : Europe 1 avait déjà reçu une mise en garde le 7 janvier, soit dix-neuf jours avant cette émission, concernant des obligations similaires.

Dans sa décision du 21 octobre, rendue publique cinq jours plus tard, l’Arcom demande donc à la station de respecter à l’avenir ses obligations en matière de prévention des discriminations et de maîtrise de l’antenne.

Il ne s’agit pas d’une amende ni d’une sanction personnelle prononcée contre Christine Kelly.

L’ex membre du CSA voit néanmoins l’une de ses interventions examinée par une institution dont elle connaît particulièrement bien les missions.