Le bras de fer commence à s’installer. Lundi 5 octobre, Apolline de Malherbe s’agaçait déjà en découvrant devant les caméras de BFMTV une pancarte accusant les médias de « diffamation ».
Deux jours plus tard, une nouvelle scène a provoqué sa réaction en direct.
Ce mercredi 7 octobre, les équipes de la chaîne couvraient le blocage du lycée Victor-Hugo à Paris lorsqu’une pancarte insultante visant directement BFMTV est apparue devant l’objectif.
« Je trouve cette situation de plus en plus gonflée, c’est assez extraordinaire », a-t-elle lancé.
Et de dénoncer ensuite ce qu’elle considère désormais comme « un petit jeu » de la part de certains lycéens.
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Apolline de Malherbe pointe un paradoxe devant les caméras
Ce qui agace surtout Apolline de Malherbe, c’est la méthode. Selon elle, certains manifestants profitent précisément de la puissance des médias qu’ils critiquent pour donner une visibilité maximale à leurs messages.
« Ils trouvent que les médias, c’est formidable. Et BFM en particulier, pour pouvoir faire passer des messages contre les médias », a-t-elle ironisé. Ce procédé, la journaliste le « sacrément gonflé ».
Elle est même allée jusqu’à y voir, avec sarcasme, « un très bel hommage » à l’efficacité des médias.
Ces pancartes finiraient selon elle par détourner l’attention des revendications des lycéens eux-mêmes.
« On était en train de parler de leurs revendications et ils font passer des messages sur les médias. À croire qu’ils ne veulent pas qu’on parle de leurs revendications », a-t-elle ajouté.
Le même jour, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé la suspension à titre conservatoire des grenades assourdissantes dans ce mouvement, après la grave blessure d’un adolescent à Lens.





