« Adeline ne porte aucune accu­sa­tion », tient à préci­ser le frère et avocat de la star de « Sous le soleil », Alexandre Blon­dieau, cité par l’hebdomadaire.

« Elle n’a pas l’in­ten­tion de dépo­ser plainte. Si elle l’avait voulu, elle l’au­rait fait depuis long­temps, et de toutes façons, les faits sont pres­crits ».

« En l’oc­cur­rence, il s’agis­sait de répondre au ques­tions de la prési­dente du tribu­nal correc­tion­nel. Puisqu’on attaquait en diffa­ma­tion un passage du livre, il fallait qu’A­de­line s’ex­plique sur ces propos-là. Elle a resi­tué le contexte. En disant simple­ment la vérité pour répondre à des ques­tions, comme on doit le faire dans un tribu­nal », confiait encore l’avo­cat.

Interrogé sur ce silence de la comédienne, l’avocat évoque « la pudeur ».

La psychiatre Muriel Salmona, auteur de Violences Sexuelles (à paraître le 7 octobre aux Ed. Dunod), livre de son côté une toute autre piste.

« Très rares sont les enfants ou les adoles­cents qui arrivent à parler. Ils se sentent coupables et honteux. Le plus souvent l’agres­seur les a mani­pu­lés pour leur faire croire qu’ils sont respon­sables, qu’ils méritent ce qui est arrivé. Seules 20 à 30 % des victimes sortent du silence », explique-t-elle. « Et quand l’agres­seur est quelqu’un de connu, d’im­por­tant, d’ad­miré, c’est encore plus diffi­cile d’en parler : les victimes sont persua­dées – à juste titre – que personne ne les croira. ».