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Olivier Duhamel, des choses affreuses, confidence sur les accusations d’un abus

Olivier Duhamel, des choses affreuses, confidence sur les accusations d’un abus

Accusé d’abus sexuels sur son beau-fils alors que celui-ci était adolescent, Olivier Duhamel a enfin brisé le silence. Il a reconnu des choses affreuses.

Et l’entourage du célèbre politologue était, à partir de 2008, « au courant des faits d’inceste publiquement révélés la semaine dernière », rapporte « Libération » qui consacre un dossier à cette sombre affaire familiale, révélée par Camille Kouchner, la fille de Bernard Kouchner dans son ouvrage, «La familia grande ».

« Alors que certains prenaient leurs distances, des proches, dont l’avocat Jean Veil ou encore le préfet Marc Guillaume, l’ont soutenu et promu à un moment décisif », précise la quotidien.

Et de relayer ensuite les confidences livrées par Olivier Duhamel à son ami, Laurent Bigorgne directeur de l’institut Montaigne.

Il aurait reconnu les faits dénoncés par sa belle-fille.
« Olivier m’a appelé le 3 janvier dernier pour me le dire. Il n’a pas nié ni cherché à minimiser », a-t-il indiqué. Il m’a dit qu’il avait fait des choses “affreuses”.».

Ce 11 janvier, Alain Finkielkraut s’est porté à son secours face aux caméras de LCI, dans le cadre de l’émission de David Pujadas. Il a dénoncé « un lynchage généralisé ».

«Ce n’est jamais un progrès mais une régression quand une société fait ou refait son unité autour du sacrifice d’une victime expiatoire, cette victime fut-elle coupable. D’autre part, quand la justice sort du prétoire, elle sort en même temps de la civilisation. Voilà pourquoi je parle de lynchage », a expliqué le philosophe, en citant en exemple le film M le maudit de Fritz Lang, où il est question d’un tueur de petites filles.

« On s’unit contre lui », dit-il à propos d’Olivier Duhamel. Qu’est-ce que c’est que la justice dans les prétoires ? C’est l’instruction à charge et à décharge, c’est le contradictoire et c’est aussi les avocats. Là il n’y pas d’avocat et il ne peut pas y avoir de contradictoire car ni la victime, ni l’accusé ne parlent ».

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