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Maurane : l’hommage déchi­rant de sa fille à ses obsèques

Maurane : l’hommage déchi­rant de sa fille à ses obsèques

Lors des obsèques de Maurane qui se déroulaient ce jeudi 17 mai en Belgique, sa fille unique, Lou, lui a rendu un hommage déchirant.

Son discours a été retrans­crit « LaLibre.be ».

« Au nom de nos familles où chacun pourra rempla­cer mes souve­nirs par les siens, je ne sais pas pourquoi je prononce ce texte aujourd’hui puisque tu vas reve­nir. C’est absurde, c’est étrange. Ta dispa­ri­tion me fait gran­dir comme elle me projette 15 ans en arrière. Des souve­nirs rangés dans un tiroir que je n’ose pas encore ouvrir tout à fait. Je peux seule­ment les aper­ce­voir », a déclaré la fille unique de Maurane, qui a perdu la vie à l’âge de 57 ans.

« Je redoute le moment où tu commen­ce­ras à me manquer vrai­ment. Le petit foulard imbibé de ton parfum avec lequel je dormais lorsque tu partais en tour­née. Un fou rire lors d’une balade à la mer lorsque je m’étais fait attaquer par une vache en voulant cueillir une jonquille pour te l’offrir.

Les comtes d’Audoins, les Bernard-l’hermites, les étoiles d’arai­gnée, les peluches que tu m’ache­tais pour les offrir à toi-même. Ta main sur la mienne en atten­dant l’opéra­tion des yeux. Ta voix au télé­phone: ‘Ma choute’. Ton impa­tience, mon agace­ment. Ta honte de mal faire, ton isole­ment », poursuit-elle.

«Ma souf­france de ne pas avoir eu le temps de te dire que je t’aimais. Ma pudeur, mon mutisme face à ta mélan­co­lie. », a-t-elle ajouté.

«Je te vois main­te­nant. Je peux voir la personne que tu étais. Je n’ai pas assez d’un corps pour ressen­tir la douleur que j’éprouve. J’aime­rais te serrer dans mes bras. J’aime­rais tout faire pour toi. J’aime­rais que tu reviennes. Je commençais seule­ment à gran­dir et tu ne m’as pas laissé le temps de t’emme­ner faire le plus beau des voyages et tu t’en es allée seule. Ne m’aban­donne pas. Pas main­te­nant. Je voudrais que tu berces mes enfants, que tu sois fière de moi, de nous. Ne m’aban­donne pas. Il y a tant de choses que j’aime­rais te dire moi aussi. ».





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