Dans ses mémoires qui s’apprêtent à sortir, Linda de Suza y révèle une période sombre de son passé durant laquelle, touchée par la pauvreté, elle a accepté qu’un homme « la touche contre de l’ar­gent ».


Avant de connaitre la gloire dans les années 70, la comédienne a traversé une sale période. Et elle était allée jusqu’à se prostituer pour survenir à ses besoins raconte dans « Des larmes d’ar­gent », son autobiographie dont des extraits ont été dévoilés par le dernier «France Dimanche ».

«En pensant à lui, je sens des larmes qui coulent sur mon visage et mon cœur qui bouillonne. Je ne l’ai jamais oublié mais je n’en ai pas parlé jusqu’à aujourd’­hui, confie-t-elle. Doudou était un monsieur qui avait l’âge d’être mon père, voire mon grand-père. J’al­lais faire le ménage chez lui. ».

Linda de Suza, qui avait alors 25 ans, s’est aperçue que Doudou ressen­tait pour elle une certains « affec­tion », même si « entre lui et [elle], rien n’était dit ouver­te­ment. »
«Les choses se passaient tout simple­ment : j’ac­cep­tais ses gestes, ses mains sur mon corps. En échange, il me donnait de l’argent».

« Avait-il conscience qu’il ache­tait un semblant d’amour?? Je n’en suis pas certaine et je préfé­rais ne pas le savoir », indique-t-elle. « Je n’avais pas de senti­ments pour lui. Je lui rendais simple­ment service et lui aussi à sa manière ».

« Ma culture chré­tienne et mon éduca­tion réprou­vaient ce compor­te­ment. En pensant à ce que je faisais, j’en­ten­dais la voix de ma mère dans ma tête qui hurlait en me trai­tant de « puta »?! écrit-elle. Pendant des années, je n’en ai parlé à personne car je culpa­bi­li­sais terri­ble­ment. Je me sentais sale. J’avais trop peur d’être jugée. J’es­père qu’à la suite de cet aveu, je ne le serais pas. »





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