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Jean-Pierre Mocky « quand je crèverai, personne ne s’en souciera »

Jean-Pierre Mocky « quand je crèverai, personne ne s’en souciera »

Jean-Pierre Mocky était à l’honneur lors d’une soirée spéciale sur « Arte » occasion de faire dans la confidence lors d’un entretien avec « TV Mag », où il tire à boulets rouges s sur le milieu du spectacle. « Dans le métier, quand on vieillit, on n’intéresse plus. C’est le cas de tous mes copains, Lautner, Molinaro. », dit-il. Je suis sûr que, quand je crèverai, personne ne s’en souciera ».
Le mois dernier, le réalisateur tirait déjà à boulets rouges sur la famille du cinéma, regrettant que celle-ci n’ait pas rendu un dernier hommage à Bernadette Lafont, décédée à l’âge de 76 ans.
Ses funérailles n’auront rassemblé qu’une centaine de personnes, alors que des milliers de personnes y étaient attendues.
« Si peu de monde pour son enterrement, c’est dégueulasse. Même si Bernadette était quelqu’un de solitaire et indépendant, le cinéma devait être là. Or, même pas l’équipe de son dernier succès Paulette (un million de spectateurs, ndlr) n’est venue. Quand on pense aux foules qu’il y a eu pour l’enterrement de Brialy, sans parler de celui de Raimu. Décidément, il ne faut pas mourir en juillet », avait-il regretté.
Et de déplorer que la télé ne lui ait pas rendu hommage.
« La télé est ingrate envers certains. Elle a ses têtes. Dans le métier, quand on vieillit, on n’intéresse plus. (…) À la fin de sa vie, plus personne ne répondait à Henri Verneuil. Je me souviens de Fellini, chez qui j’étais trois jours avant sa mort. Il se plaignait que personne ne le prenait au téléphone », dit-il.

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