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Barbara

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Barbara, née Monique Andrée Serf le 9 juin 1930 à Paris et morte le 25 novembre 1997 à Neuilly-sur-Seine, est une chanteuse française. Lors de l’occupation de la France par les nazis elle dut se cacher avec sa famille dans la petite ville de Saint-Marcellin dans l’Isère parce que la famille était de religion juive ( Elle relate cet épisode de sa vie dans son livre de souvenir : « Il était un piano noir » ). Après la guerre, un voisin professeur de musique l’entendit chanter et prit intérêt à développer ce talent. Elle reçut des leçons pour apprendre à maîtriser sa voix et apprit à jouer du piano puis s’inscrivit à l’École Supérieure de Musique. Elle chanta à La Fontaine des Quatre Saisons, un cabaret alors populaire à Paris. De grande taille, vêtue de noir, les cheveux de jais et le visage blême, son aspect fantomatique reflétait une mélancolie d’amoureuse déçue. De 1950 à 1952 elle vécut à Bruxelles où elle y devint membre de la communauté artistique active. Ses amis peintres et écrivains convertirent une maison ancienne en ateliers et en hall de concert où Barbara présentait au piano des chansons d’Édith Piaf, Juliette Gréco et Germaine Montéro. Sa carrière n’évoluait que lentement et elle avait du mal à en vivre. En octobre 1953 elle épousa Claude John Luc Sluys, un étudiant en droit, belge, mais ils se séparèrent en 1956. Plus tard, elle écrivit à propos de ses relations avec les hommes dans une chanson : « Ils marchent avec fierté mes hommes/moi devant/et eux derrière. » Retournant à Paris elle rencontra Jacques Brel et devint son amie. Elle interpréta plusieurs de ses chansons. Plus tard elle fut présentée à Georges Brassens. Elle donna alors des tournées dans de petits cabarets mais commença à se créer un public de fidèles, en particulier parmi les étudiants du quartier latin. En 1957 elle retourna à Bruxelles pour enregistrer son premier disque à une chanson mais ce ne fut pas avant 1961 qu’elle devint célèbre en passant à la salle de spectacle Bobino à Montparnasse. Sa performance fut appréciée, mais pas son aspect, jugé sinistre. Elle continua dans de petits clubs et deux années plus tard au Théâtre des Capucines, elle sut retenir et captiver l’attention de l’audience et des critiques avec un répertoire nouveau. À partir de là sa carrière s’établit et elle signa un contrat avec Philips. Bien qu’influencée par des compositeurs comme Mireille et Charles Trenet, deux des plus grandes vedettes de l’époque, sa capacité d’écrire ses propres chansons renforça son image. Sa poésie lyrique, son aspect dramatique, et la profondeur de l’émotion dans sa voix lui assura un public qui la suivit pendant trente ans. Ses chansons du moment furent « Ma plus belle histoire d’amour c’est vous », « L’aigle noir », « Il pleut sur Nantes », « La solitude » et « Une petite cantate ». En 1965 son album « Barbara chante Barbara » devint un gros succès commercial et gagna le prix de l’Académie Charles Cros. Lors de la cérémonie, Barbara cassa le trophée en plusieurs morceaux qu’elle distribua aux techniciens pour leur marquer sa gratitude. Elle commença à distribuer son argent et user de sa célébrité pour porter secours aux enfants misérables. En 1969 elle annonça qu’elle allait devenir actrice. Son premier rôle fut dans la pièce « Madame », boudée par le public. En 1971 elle eu la co-vedette avec Jacques Brel dans un film qu’il réalisait intitulé Franz pour lequel elle écrivit la mélodie thème. Deux ans plus tard elle apparut dans L’Oiseau rare réalisé par Jean-Claude Brialy. Sa dernière prestation eut lieu en 1977 dans Je suis né à Venise réalisation du danseur et chorégraphe Maurice Béjart. Sa carrière musicale demeura active dans les années 1970, elle apparut dans une émission de variété à la télévision avec Johnny Hallyday et fit des tournées au Japon, au Canada, en Belgique, en Israël, aux Pays-Bas et en Suisse. Dans les années 1980 son album « Seule » fut l’une des meilleures ventes de 1981. L’année suivante on lui attribua le Grand Prix du Disque en reconnaissance de sa contribution à la culture française. Elle développa une relation de travail étroite avec la vedette cinématographique montante Gérard Depardieu et son épouse Élisabeth, collaborant sur la trame musicale des films. En 1982 elle alla à New York pour jouer au piano à l’opéra métropolitain avec Mikhail Baryshnikov dans une chanson et la présentation de danse de ballet. Elle co-écrivit la musique pour la pièce « Lily Passion » avec Luc Plamondon dans laquelle elle apparaissait avec Gérard Depardieu. À la fin des années 1980 elle devint une participante active dans la collecte de financement pour le traitement du SIDA. En 1988 la Légion d’honneur lui est attribuée. Malade, elle consacra son temps à la rédaction de ses mémoires, avant de mourir de problèmes respiratoires. Son corps repose au cimetière de Bagneux à Montrouge, au sud de Paris. Ses chansons sont devenues des classiques et restent largement diffusées. En 1998, le conseil municipal de la ville de Saint-Marcellin où Barbara et sa famille se réfugièrent durant l’Occupation, décida de donner le nom de la célèbre chanteuse à un square de la ville. Depuis la ville a décidé d’organiser une série de manifestations autour de Barbara.





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